Intervention de Fabien Di Filippo

Réunion du mercredi 21 octobre 2020 à 9h30
Commission des affaires économiques

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabien Di Filippo :

S'il est un secteur économique qui prend de l'ampleur, c'est bien celui de l'économie sociale et solidaire ! On parle désormais de 2,4 millions d'emplois, et cela malgré la crise et le taux de chômage élevé – 6 millions de Français étant, d'une manière ou d'une autre, durablement éloignés de l'emploi. Pour ma part, je préférerais qu'on valorise le travail dans notre société et qu'on facilite l'accès à un emploi en mettant l'accent, notamment à travers l'économie sociale et solidaire, sur l'accompagnement socioprofessionnel et l'à-côté du travail – car c'est souvent ce qui bloque l'accès durable à l'emploi –, plutôt qu'on octroie aux gens des bonifications de l'allocation de rentrée scolaire ou du revenu de solidarité active (RSA), mesures bien plus coûteuses et dont on ne comprend pas très bien l'objectif. Malheureusement, ce n'est pas ce qui a été fait depuis le début de ce quinquennat. De fait, la ligne budgétaire que nous examinons ce matin est très symbolique, tout comme la présence de l'économie sociale et solidaire dans le plan de relance.

Le président de l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES) évoque ainsi un climat « mortifère » – on va encore nous accuser de jouer les Cassandre, mais en l'occurrence, ce sont les acteurs qui disent cela. C'est en particulier le cas dans le secteur associatif, où se trouvent 75 % des 2,4 millions d'emplois que j'évoquais tout à l'heure. Les mesures d'accompagnement de la crise sanitaire ont-elles été suffisantes ? Pour ces structures, l'année 2019 a souvent été très bonne et elles ont encore bien du mal à se projeter sur l'année 2020. C'est donc l'année 2021 qui risque d'être mortifère – pour reprendre ce terme.

Vous dites, Madame la rapporteure pour avis, que la commande publique doit jouer son rôle dans le développement de l'économie sociale et solidaire, mais ce serait à l'État de montrer l'exemple, vu les contraintes budgétaires de plus en plus fortes qui pèsent sur les collectivités territoriales ! Certains articles de presse prédisent même une flambée des taxes foncières, faute d'autre solution, étant donné qu'on leur a supprimé nombre de ressources.

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