Intervention de Marguerite Deprez-Audebert

Réunion du mercredi 9 février 2022 à 15h05
Commission des affaires économiques

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarguerite Deprez-Audebert :

La perturbation des chaînes d'approvisionnement du fait de la crise sanitaire et le durcissement de nos relations avec la Chine placent la politique commerciale au centre de nos préoccupations politiques avec d'autant plus d'acuité que la France exerce la présidence du Conseil de l'Union européenne et que cette dernière détient une compétence exclusive en matière de politique commerciale.

La résilience de l'Europe est l'une des priorités de la présidence française, qui a aussi pour ambition de renforcer l'« autonomie stratégique ouverte », pour reprendre les termes du commissaire Valdis Dombrovskis. Quelles initiatives comptez-vous prendre en ce sens lors de la réunion informelle des ministres du commerce des 13 et 14 février et de celle du Conseil affaires étrangères consacrée aux questions commerciales, au mois de juin ?

Préparant un rapport d'information, au titre de la commission des affaires européennes, sur les instruments de défense commerciale européenne, je m'intéresse particulièrement aux dernières propositions législatives de la Commission européenne sur le sujet. Comment comptez-vous faire avancer le dossier de l'instrument anti-coercition et le projet de règlement visant à mieux contrôler les investissements ? Avez-vous d'autres outils de défense commerciale à proposer pour compléter l'arsenal européen ?

Comment se déroule la coopération avec vos homologues nationaux et européens chargés des questions industrielles ? Les politiques commerciales et industrielles doivent être mises en cohérence pour protéger nos entreprises et nos projets industriels contre le dumping et les subventions contraires au droit de l'OMC. Allez-vous prendre des initiatives durant la présidence française pour renforcer cette cohérence ?

Vous dites avoir ressenti, lors de vos déplacements à l'étranger, une « envie de France ». Ne faudrait-il pas, au niveau de l'Hexagone, proposer davantage de formations pour créer une envie ou une audace de vendre, nos concitoyens étant plus enclins à acheter ? Avez-vous échangé avec le ministre de l'éducation nationale à ce sujet ?

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