. Je vous remercie pour vos interventions. Deux points forts me semblent importants. Dans notre culture démocratique, il existe une liturgie républicaine ou démocratique, soit un vote dans un lieu physique avec des codes qui répondent du « sacré ». Dans certains pays, les processus s'avèrent totalement différents, l'urne est un élément de défiance qui peut se remplir ou se pirater. Il existe donc une question culturelle, tandis que la confiance demeure primordiale. S'agit-il du seul blocage ? Vos interventions diffèrent quant à un recours en toute confiance au vote électronique rapide. Devons-nous nous départir de cette liturgie ?
Un autre point d'étonnement concerne l'enjeu de l'élection. Lorsque l'enjeu est important, la participation augmente. Comment les citoyens peuvent-ils comprendre l'enjeu ? Devons-nous avoir recours à une certaine clarification ? En effet, comment comprendre l'enjeu lorsque vous votez pour les élections départementales et régionales en même temps ? J'ai pu discuter de ce sujet avec beaucoup de citoyens qui n'en comprenaient pas l'enjeu. La clarification des enjeux requiert-elle une simplification de nos institutions ?
Enfin, concernant les questions de distribution de la propagande, le changement de prestataire visait un meilleur fonctionnement. Or, ce processus ne fonctionne guère depuis une dizaine d'années. Par conséquent, il est inutile de critiquer un modèle ultralibéral. La commission des lois a auditionné le ministre et les personnes qui ont participé à cette distribution. Ils nous ont indiqué que le principal problème venait du fait que des candidats n'avaient pas transmis leur document dans les temps.