Les problèmes que nous avons rencontrés ne venaient pas des administrations « traditionnelles » : nous avons en effet pu obtenir toutes les dérogations nécessaires et Mme Virginie Beaumeunier, directrice générale de la DGCCRF, a été très bienveillante à notre égard, de façon à permettre la distribution de nos produits.
Cependant, les règles sanitaires étaient très dures et rigoureusement appliquées, ce qui est bien en soi, mais ne vas pas toujours dans l'intérêt des acteurs. Ainsi, lors du déconfinement, la cellule interministérielle de crise (CIC) prenait des décrets qui s'appliquaient à la commercialisation des produits. Nous avions sans cesse des problèmes pratiques à régler et il fallait, pour cela, atteindre la CIC, qui était alors le point nodal de la gestion de la crise. Lors de ces réunions interministérielles organisées à Matignon, tous les ministères présentaient leur position, et le sujet alimentaire représentait seulement l'un des aspects à traiter. Nous avions en particulier un problème lié au droit du travail et aux congés payés.