Votre livre est une bombe. Le sujet, très grave, doit appeler les parlementaires à la vigilance et à l'efficacité. Il nous appartient de trouver des systèmes correctifs pour juguler les dérives que vous pointez du doigt. Votre constat est issu d'une enquête extrêmement fouillée, dont les sources sont nombreuses et concordantes. Mais, vous l'avez rappelé, il ne faut pas jeter l'opprobre sur toute une profession.
Il ne faut pas non plus opposer public et privé, en imaginant que seul le privé rencontre des problèmes. Au contraire, il faut tendre vers la qualité, dans le public comme dans le privé, au travers, par exemple, des délégations de service public.
Pourquoi avoir lancé cette enquête ? Aviez‑vous des connaissances familiales dans le secteur ? Avez‑vous reçu des informations en tant que journaliste, ou des déclarations spontanées ?
Marine Brenier l'a dit, on a essayé de vous faire taire. Vous avez poursuivi l'écriture du livre, mais avez‑vous envisagé de porter plainte contre ceux qui ne voulaient pas que vous continuiez ?
Quel était le degré d'information des membres du conseil d'administration d'Orpea ? Seuls certains dirigeants étaient‑ils concernés – dont un a d'ailleurs vendu ses actions au cours des derniers mois – ou disposaient‑ils tous du même niveau d'information ?