On mesure la difficulté des missions que la société vous confie.
Dans le parcours pénitentiaire d'Yvan Colonna, y avait-il la moindre raison expliquant que le rapprochement qu'il demandait depuis des années lui soit refusé ou bien s'agit-il d'une décision extérieure ? La question se pose depuis des années, la centrale d'Arles n'étant pas la même prison que celle dans laquelle il souhaitait être accueilli en Corse.
L'assassin d'Yvan Colonna, transféré, a le statut d'auxiliaire sport alors que d'autres lui ont été refusés et qu'il a un passé de djihadiste et un parcours de détenu comportant des incidents. Est-il classique que, malgré plusieurs incidents en cours d'incarcération et une radicalisation non dissimulée, un détenu bénéficie ainsi d'une certaine latitude de mouvement, alors même qu'il est particulièrement signalé et a aussi prouvé, hélas, qu'il était particulièrement dangereux ?
Je m'étonne qu'un détenu comme Yvan Colonna, auquel était attachée une symbolique politique importante, liée à sa participation à l'assassinat d'un préfet de la République et au contexte politique qui entourait le crime qu'il a commis et sa condamnation, ne soit pas plus surveillé ou plus protégé. On a vu les conséquences de son assassinat et on les subira sans doute longtemps. Peu de détenus portent une charge aussi symbolique. Je m'étonne vraiment que, compte tenu des répercussions politiques importantes qu'une agression contre lui pouvait avoir, il n'y ait pas eu, à la maison centrale d'Arles, de mesure particulière pour assurer sa protection et sa sécurité.