Intervention de Michel Castellani

Séance en hémicycle du mardi 4 mai 2021 à 21h00
Situation des entreprises touchées par la crise de la covid-19

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMichel Castellani :

Notre débat intervient quelques jours après la présentation d'un calendrier de déconfinement. Depuis, vous avez égrené un chapelet d'annonces en direction des acteurs économiques. Le ministre Bruno Le Maire a annoncé du « sur-mesure », tenant compte de la situation de chacun. Cette annonce – a priori positive tant la crise n'a pas eu les mêmes conséquences selon les acteurs et les territoires – soulève des questions.

Après le choc brutal et profond de la crise, après les indispensables mesures de soutien, il est à l'évidence nécessaire de préparer la relance. Au-delà des mesures d'urgence, nous nous interrogeons sur la nature des dispositifs aptes à assurer la reprise, notamment pour les entreprises dont l'activité est directement liée au tourisme et dont, on le sait, la trésorerie a été asséchée. Quelle stratégie envisagez-vous pour que la destination France redevienne attractive, une fois que les flux internationaux auront repris ?

Autre sujet, la culture. Ce secteur, qui fait vivre 1,3 million de personnes, a été à l'arrêt total pendant de longs mois. Nous veillerons à ce que les mesures d'accompagnement favorisent la reprise d'activité et la réouverture progressive au public des structures culturelles.

On le sait, la réouverture des commerces ne balaiera pas les difficultés du confinement. Quelles aides prévoyez-vous pour compenser les pertes des commerçants ? Quel dispositif pour aider à écouler les stocks d'invendus ?

Par ailleurs, comme vous l'avez souligné, monsieur le ministre délégué, rares sont les TPE et PME à s'être engagées lors des deux premiers confinements dans une stratégie de numérisation. Quelles sont vos propositions afin d'encourager ces entreprises à se saisir des nouvelles technologies pour faire face, notamment, à la contraction de la demande ?

Dans l'industrie, le secteur pharmaceutique, la chimie et l'agroalimentaire ont retrouvé des niveaux d'activité proches de l'avant-crise ; les taux d'utilisation des capacités sont relativement élevés, et les perspectives d'activité encourageantes. En revanche, dans l'automobile, l'aérien ou la métallurgie, l'avenir reste sombre, en dépit des plans de soutien spécifiques. Les tensions commerciales et le changement climatique imposent par ailleurs à ces industries de se réinventer. Afin de les accompagner dans ces grandes mutations, le soutien public à l'investissement sera déterminant. C'est pourquoi le groupe Libertés et territoires auquel j'appartiens sera particulièrement vigilant sur le déploiement du pacte vert pour l'Europe. Nous suivrons à ce propos avec attention le projet d'une taxe carbone aux frontières de l'Europe.

L'interruption des activités touristiques pose problème. Pour la seule année 2020, les recettes ont chuté en France de 34 %.

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