Intervention de Typhanie Degois

Séance en hémicycle du mardi 4 mai 2021 à 21h00
Situation des entreprises touchées par la crise de la covid-19

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaTyphanie Degois :

Les quatre-vingt-dix stations thermales que compte le territoire se trouvent toutes, sans exception, en grande difficulté. L'année dernière, les établissements thermaux n'ont pu ouvrir que quatre mois, cumulant une perte de plus de 110 millions d'euros. Au-delà, la fermeture de ces établissements a touché les stations thermales dans l'ensemble de leur économie, car de nombreux professionnels en dépendent – artisans, commerçants, coiffeurs ou hôteliers –, soit 100 000 emplois directs et indirects.

Les thermes sont aux stations thermales ce que les remontées mécaniques sont aux stations de ski. Pourtant, alors que seule une infime partie de la saison 2020 a pu se tenir, et que la saison 2021 ne débutera vraisemblablement que le 24 mai, les entreprises des stations thermales ne bénéficient d'aucun dispositif de soutien renforcé. Ayant une situation égale à celle des stations de ski, les stations thermales demandent un traitement égal à celles-ci.

Afin d'assurer la pérennité de l'économie des stations thermales, deux dispositifs mériteraient d'être appliqués dans les meilleurs délais. Le premier concerne l'élargissement du fonds de compensation des frais fixes aux hôtels, cafés et restaurants implantés dans les stations thermales, sans condition de chiffre d'affaires minimum. En effet, le fonds de solidarité renforcé n'est pas suffisant, vu l'importance des charges fixes qui pèsent sur les structures hôtelières. Toutefois, celles-ci ne sont pas capables de justifier de plus d'1 million d'euros de chiffre d'affaires par mois. Le second dispositif viserait à étendre aux catégories socio-professionnelles des stations thermales le fonds de solidarité renforcé, comme c'est déjà possible pour les stations de ski. Les entreprises des secteurs non protégés, c'est-à-dire n'appartenant pas aux secteurs S1 et S1 bis , selon le décret du 30 mars 2020, ne peuvent être compensées de leurs pertes de chiffre d'affaires qu'à raison de 1 500 euros par mois : or, en réalité, leurs pertes peuvent être beaucoup plus importantes.

Monsieur le ministre délégué, vous connaissez le particularisme fort qui habite les stations thermales : une grande partie de l'activité économique des territoires thermaux vit et dépend du thermalisme. Êtes-vous favorable à l'élargissement du fonds de compensation des frais fixes et à l'extension du fonds de solidarité aux entreprises implantées dans les stations thermales ?

Par ailleurs, quand les casinos, qui sont le deuxième pilier des villes thermales, pourront-ils de nouveau ouvrir ?

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