Intervention de Stéphane Buchou

Séance en hémicycle du mercredi 5 mai 2021 à 21h00
Soutien à l'activité économique face à la covid : déploiement et efficacité des aides

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaStéphane Buchou :

Avant la crise, l'activité économique vendéenne se portait bien. Évidemment, la covid-19 a mis un coup de frein brutal à une situation enviée dans beaucoup d'autres départements. Heureusement, les aides instaurées par le Gouvernement ont été nombreuses et efficaces ! Plus de 17 000 entreprises ont pu en bénéficier, pour un montant total de 118 millions d'euros. L'activité partielle a quant à elle concerné plus de 80 000 salariés. Ces mesures de soutien et d'accompagnement ont joué un rôle déterminant dans le maintien de l'activité économique du département et de ma circonscription, quel que soit le secteur d'activité concerné. J'ai visité – et continue de visiter – de nombreuses entreprises de toutes tailles dans lesquelles les carnets de commande sont pleins et les perspectives de développement, soutenues par le plan France Relance, sont prometteuses, mais où malheureusement les problèmes de recrutement sont toujours une réalité.

Je souhaite néanmoins – c'est l'objet de mon intervention – évoquer plus particulièrement le secteur du tourisme, capital dans ma circonscription littorale qui s'étend de l'Île de Noirmoutier jusqu'aux Sables-d'Olonne. L'an dernier, les entreprises du secteur ont limité la casse, la baisse globale de leur chiffre d'affaires oscillant entre 15 % et 20 % par rapport à celui de l'année précédente. Cette année, malgré les annonces de réouverture, la reprise s'annonce plus compliquée. Deux problèmes majeurs sont identifiés.

Le premier est celui du recrutement des saisonniers. Malgré les dernières annonces d'Élisabeth Borne et de Jean-Baptiste Lemoyne, les entreprises ont toujours beaucoup de mal à trouver de la main-d'œuvre. Jusqu'à maintenant, celle-ci a en effet préféré s'orienter vers des secteurs d'activité comme la grande distribution dans lesquels, même si la situation sanitaire se dégradait, l'emploi serait très vraisemblablement maintenu, pour ne pas dire garanti.

Le second problème concerne les règles futures de réouverture avec jauges du secteur des cafés, hôtels et restaurants, dont chacun comprend qu'elles sont évidemment corrélées à la situation sanitaire. De telles conditions ne permettront pas d'atteindre les seuils de rentabilité minimaux : le maintien des aides sera donc nécessaire pour permettre de passer le cap et pour accompagner le retour à une vie normale.

C'est pourquoi j'appelle votre attention, monsieur le ministre délégué, sur ces points extrêmement importants, en prise directe avec le terrain, afin que nous puissions agir le plus efficacement possible en faveur de ces commerces qui sont le cœur battant de nos territoires.

Enfin, je ne peux pas conclure mon propos sans évoquer une situation que vous avez citée tout à l'heure : celle des discothèques, qui resteront fermées au moins jusqu'au 30 juin et qui, pour l'instant, n'ont aucune perspective au-delà de cette date.

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