Le théâtre est-il une activité du quotidien ? Qu'en est-il d'un match de rugby, d'une messe ou d'une procession ? Autant de questions sans réponse.
Autre point litigieux de ce projet de loi : les données de santé. Contrairement à tous les engagements pris, main sur le cœur, par le Gouvernement, de ne pas les conserver au-delà du 31 décembre 2021, nous apprenons par le texte que ces données pourront finalement être conservées vingt ans – rien que ça ! – et qu'au lieu d'être anonymisées, elles ne seront que pseudonymisées, ce qui permettra le cas échéant de retrouver l'identité des personnes concernées ; voilà de quoi s'inquiéter.
Enfin, dernier point d'achoppement : le recours systématique aux ordonnances. Depuis le début de la crise sanitaire, ce sont déjà 120 ordonnances qui ont été prises, dont très peu ont été ratifiées par le Parlement. J'ai d'ailleurs le plus grand mal à obtenir le nombre exact des ordonnances ratifiées : avouez que ce n'est pas très rassurant. Alors, si l'on peut se réjouir de voir que le nombre de malades en réanimation est passé sous la barre des 5 000, gardons-nous de continuer dans la même direction, car bientôt c'est notre démocratie qu'il faudra peut-être mettre sous oxygène.