Pour comprendre, il faut écouter et, mieux encore, entendre ce que disent ses interlocuteurs. Je vous ai déjà répondu : l'intérêt, ou plutôt les intérêts, car ils sont évidemment pluriels, sont innombrables. Je ne pourrais même pas tous vous les livrer ici. La thématique d'un soir pourrait être : quel est le travail d'un avocat ? Quel est le travail d'un avocat général ? Quel est le travail d'un juge d'instruction ? Quel est le travail d'un enquêteur ? Quel est le travail d'un expert ? Qu'est-ce que la comparution immédiate ? Monsieur Gosselin, pour vous qui aimez le beau rural et le bel urbain, cela pourrait être une affaire familiale.
Il y a autant d'émissions possibles que de problématiques, c'est un champ infini. Et vous voudriez que l'on dresse ici la liste des sujets d'intérêt public susceptibles d'intéresser nos concitoyens ? Monsieur Brindeau, je vous le dis assez fermement, cela n'aurait aucun sens. Nous pourrions y passer un temps considérable, car il s'agit de s'arrêter sur des thématiques, de les expliquer et de les développer.
Cela dit, si vous estimez que nos compatriotes sont suffisamment informés sur la justice de notre pays, dites-le clairement. Au contraire, les attentes sont très fortes. Allez voir un ancien juré, demandez-lui s'il n'a pas appris ce qu'était la justice, et si sa vision de la justice n'a pas été modifiée. Il y a un avant et un après. Eh bien, quand on aura diffusé un film sur une thématique, il y aura un avant et un après, c'est le but. Je veux bien que nous y passions des heures, je veux bien vous répondre, je veux bien tout ce que vous voulez mais, au bout d'un moment, essayez, vous aussi, de m'entendre. C'est comme cela que l'on fait avancer le dialogue, du moins quand on veut le faire avancer.