Intervention de Thomas Rudigoz

Séance en hémicycle du lundi 14 juin 2021 à 16h00
Financement de la recherche vaccinale contre le covid-19

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaThomas Rudigoz :

J'ai eu le plaisir de visiter récemment le laboratoire Delpharm, situé dans ma circonscription, au biopôle Lyon-Gerland, mondialement reconnu dans le secteur des biotechnologies et de la pharmaceutique. Delpharm produit à Lyon un certain nombre de médicaments, et a récemment remporté, avec son partenaire BioSpeedia, l'appel à projets « Résilience » du volet industrie du plan de relance.

Grâce au soutien de l'État, ce laboratoire sera amené à produire des millions de tests antigéniques et d'autotests. C'est une vraie fierté de disposer de tests covid-19 intégralement « made in France », puisqu'ils sont produits à Lyon et conçus à Saint-Étienne. J'associe d'ailleurs à cette question mes collègues de la Loire Jean-Michel Mis et Julien Borowczyk.

Nous avons là un parfait exemple de la réussite de notre stratégie de relocalisation industrielle dans le secteur de la santé dans notre pays. À l'heure de la relance voulue par le Président de la République et le Gouvernement, nous nous devons de faire appel à la production française et européenne en permettant à nos biotechs d'anticiper la demande de l'État pour être en capacité d'honorer l'afflux de commandes – non seulement en matière de tests antigéniques, mais également en matière d'autotests, dispositifs qui consistent en un prélèvement nasal que chacun peut effectuer lui-même à la maison.

Avec la réouverture des espaces collectifs, ceux-ci sont appelés à devenir un outil de dépistage du quotidien, venant compléter notre arsenal de lutte contre la covid-19. Les ministères de la santé, de l'éducation nationale, de l'intérieur et de l'enseignement supérieur ont d'ores et déjà lancé des commandes. Néanmoins, leur niveau n'est pas suffisamment précis pour nos industriels, qui manquent de la visibilité qui leur permettrait de préparer au mieux leur chaîne de production, pour pouvoir se positionner dans le cadre des futurs appels à projets de l'État.

En l'absence de cette visibilité, le risque est très grand de voir des industriels asiatiques, coréens, chinois ou autres, remporter les marchés français. Madame la ministre, le Gouvernement peut-il préciser le niveau des commandes d'autotests qu'il sera conduit à passer dans les prochains mois ?

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