Madame Genevard, le débat n'est pas de savoir si j'approuve ou non le port du voile. Vous savez sans doute qu'en vertu de mes convictions je préférerais le citoyen « homme sans étiquette », pour reprendre l'expression du philosophe Régis Debray, et que personne ne porte de signe religieux. C'est toutefois une liberté. Je ne fais pas de prosélytisme, j'affirme qu'une bonne compréhension de la laïcité nous conduit à bien distinguer ce qui relève de la sphère privée et ce qui relève de la sphère publique, à bien distinguer ce qui relève du citoyen et ce qui relève du représentant de l'État.
Ensuite, pourquoi ai-je évoqué mes souvenirs d'enfance ? Dans la paroisse en question, à Béziers – Mme Ménard entendra –, il y avait un portrait de sainte Thérèse, laquelle portait un foulard, si bien qu'on ne voyait pas ses cheveux. Était-ce un signe d'oppression ?