Le problème de la pollution ne doit pas du tout être mis de côté, mais je voudrais faire une remarque sur la situation des engrais azotés. On constate actuellement une explosion du prix des engrais : au printemps, certains agriculteurs ne pourront plus en acheter. Cela va avoir une conséquence directe sur la production.
Je n'ai pas de réponses à apporter, mais je vous invite à y réfléchir collectivement : le cours des céréales n'a jamais été aussi élevé. Ce coût des matières premières va se reporter de quelques centimes d'euros supplémentaires sur les kilos de pâtes ou de farine que nous achetons, mais il va surtout se traduire par une augmentation phénoménale du coût de l'alimentation dans les pays situés au sud de la Méditerranée – c'est ce qui s'est déjà passé en 2010. Certes, il faut prendre en compte des données contradictoires, puisque l'azote est source de pollution. Mais les prix des céréales n'ont jamais atteint ces niveaux-là. Les problèmes que cette augmentation posera en France ne seront rien par rapport aux conséquences qu'elle aura sur le marché mondial.