Au moment où l'on parle de Parcoursup, de la sélection, du manque de places et de moyens, je ne peux me taire sur la situation de l'université Paris-Nanterre, où des étudiants sans fac sont victimes de votre politique de sélection, que va d'ailleurs aggraver la mise en place d'un Parcoursup pour les masters, et où, en même temps, la présidence est soumise à votre austérité budgétaire. Votre gouvernement, qui aime tant les « en même temps », devrait pouvoir répondre tant aux revendications légitimes des étudiants – car étudier n'est pas un privilège mais un droit – qu'à l'épuisement des équipes pédagogiques qui ont prétendument toute votre confiance, mais que vous entraînez pourtant dans votre spirale du « faire toujours plus avec toujours moins ».
L'université Paris-Nanterre souffre d'un des plus bas taux d'encadrement, selon son président. Mes collègues Elsa Faucillon, Régis Juanico et moi-même vous avons interpellée par écrit à ce sujet. Au regard de la tension qui s'amplifie, je souhaite que vous vous engagiez à nous recevoir le plus rapidement possible.
Voilà les effets de Parcoursup et de votre politique budgétaire.