Nous nous opposons à cette disposition comme nous nous opposons à l'ensemble du texte, qui franchit un nouveau pas vers la société de surveillance et de contrôle généralisés. Collègues, une telle mesure est à la fois contraire à nos principes, à nos libertés et à nos droits fondamentaux, mais aussi inapplicable sur le plan pratique.
Nous sommes entrés dans l'ère des pandémies permanentes, et celle que nous vivons actuellement trouve d'ailleurs son origine dans les choix économiques productivistes qui ont créé les conditions de son émergence et de sa propagation. Il va falloir mettre en œuvre des moyens gigantesques si nous voulons faire bifurquer notre société pour faire face à l'accélération du dérèglement climatique, dont les pandémies sont une des expressions. Pour cela, il faut plus de solidarité, il faut réduire les inégalités ; il faut faire tout le contraire de ce que vous introduisez dans ce texte et plus particulièrement dans cette disposition, par laquelle vous désignez à la vindicte générale une partie de la population.
Si cette partie de la population n'est pas vaccinée, d'ailleurs, c'est en raison du déni d'accès aux droits qu'elle subit. Je le répète : 40 % des personnes non vaccinées ne le sont pas non par choix, mais parce que vos politiques ont cassé l'hôpital public