Nous partageons cette appréciation pour ce qui est du monde non-chinois. Le volume des projets chinois n'a rien à voir avec le reste du monde. Du reste, ce sont les industriels chinois qui prennent en charge les ouvrages sur leur sol et ils atteignent, comme dans d'autres domaines, des dimensions bien supérieures aux ouvrages occidentaux. Le monde occidental de l'hydraulique vit une période de moindres investissements. Aujourd'hui, nous faisons quelques investissements d'extension et de modernisation comme sur le chantier de Romanche-Gavet. Les conditions d'exploitation du potentiel hydroélectrique ne sont pas favorables économiquement. Le poids des taxes réduit les faibles marges que nous dégageons.
Dans le cadre des discussions sur le renouvellement des concessions hydrauliques en France, nous essayons d'obtenir un soutien déterminé du gouvernement français. Il existe un potentiel hydroélectrique, notamment dans le Massif central, et nous serions prêts à lancer de nouveaux chantiers si un accord pouvait être trouvé avec la Commission européenne. Nous appelons un tel accord de nos voeux dans le cadre du règlement de la mise en demeure sur les concessions hydroélectriques qui remonte à fin 2015 et même avant.