Le cadre d'une proposition de loi ne permet pas d'aborder toutes les questions, et celle du baluchonnage mérite un autre débat que celui que nous avons aujourd'hui.
Ensuite, je ne suis pas certain que ce sujet fasse l'objet d'un large consensus. Pour ma part, je rejette la possibilité de déroger de manière aussi importante au droit du travail – il s'agirait, avec le relayage, de travailler six jours d'affilée.
J'ai tendance à penser que l'on peut répondre autrement au besoin de répit. Nous avons notamment besoin d'un grand plan de formation des aidants professionnels pour leur permettre de s'adapter à ces situations de relayage. Un certain nombre d'associations m'ont fait part des possibilités existantes.
Par ailleurs, le financement de ce dispositif pose question. Le rapport de Joëlle Huillier établit trois niveaux de coûts, pour seulement 24 heures de baluchonnage : 619 euros en mode d'exercice prestataire ; 312 euros en mode d'exercice mandataire ; 110 euros en mode d'exercice volontariat civique.
Il paraîtrait surprenant que l'on vote une telle disposition après avoir rejetée celle que je vous proposais.