Intervention de Josy Poueyto

Séance en hémicycle du jeudi 22 mars 2018 à 15h00
Programmation militaire pour les années 2019 à 2025 — Article 18

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJosy Poueyto :

Je partage totalement les interventions de mes collègues Lecoq et Pueyo. Depuis le début – je me suis exprimée sur ce sujet en commission – , je n'arrive pas à comprendre l'esprit de cette restriction à 3 500 habitants, portée ensuite à 9 000 habitants. Selon moi, un militaire est un citoyen à part entière : un militaire envoyé au Mali ou ailleurs pour nous défendre a tout à fait sa place dans une collectivité locale en tant qu'élu. Peut-être cela pose-t-il problème s'il est grand électeur – et encore ! Pour ma part, je n'irai même pas jusque-là, mais l'on peut à la rigueur prévoir ce type de dispositif.

Deux raisons m'ont été opposées : tout d'abord, il faudrait protéger les militaires parce que cela concerne l'armée et notre défense. Je pense que les militaires sont assez grands, majeurs et matures pour être candidats s'ils le souhaitent. C'est à eux de choisir le rôle qu'ils souhaitent jouer dans la collectivité locale dans laquelle ils vivent et payent des impôts. Totalement intégrés dans la vie locale, ce sont des parents d'élèves qui scolarisent leurs enfants, et l'on sait très bien qu'un parent d'élève peut être de tendance FCPE – Fédération des conseils de parents d'élèves – ou PEEP – Fédération des Parents d'élèves de l'enseignement public : les tendances politiques peuvent se traduire de diverses façons. Je ne peux donc pas entendre cet argument.

Ensuite, concernant les gendarmes, je rappelle que les militaires, quel que soit leur grade, ne sont pas éligibles dans le territoire dans lequel ils interviennent.

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