Intervention de Bertrand Bouyx

Séance en hémicycle du mercredi 4 avril 2018 à 15h00
Questions sur le financement de l'aide publique au développement

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBertrand Bouyx :

Le Président de la République a fait de l'aide publique au développement l'une des priorités du quinquennat. La traduction budgétaire de cet objectif est ambitieuse. En effet, la trajectoire budgétaire de l'aide publique au développement 2018-2022 voulue par le Président de la République vise à porter son financement à 0,55 % du PIB, contre 0,38 % actuellement.

Le CICID réuni le 8 février dernier par M. le Premier ministre, en présence de huit membres du Gouvernement, a défini cinq priorités pour la période 2018-2022. Je souhaite interroger le Gouvernement sur le financement de l'une d'entre elles, définie comme suit : « La stabilisation des zones de crise ou des pays dits vulnérables ». Cette priorité répond à la nécessité de faire correspondre l'aide publique au développement et les priorités de la politique étrangère de la France ainsi qu'à l'impératif de sauvegarde des avancées en matière de développement remises en cause par les conflits ou les crises. Citons par exemple les conséquences des conflits en Afrique centrale et au Sahel ainsi que les crises migratoires dans des pays tels que le Liban, où le nombre de réfugiés a explosé en raison de la guerre en Syrie.

Il est de l'intérêt de la France, et c'est son honneur, d'investir pour le développement dans le monde. La solidarité internationale est un devoir dont personne ne peut remettre en cause le bien-fondé.

L'approche proactive visant à prévenir les conflits en amont et à en atténuer les conséquences en aval n'est pas nouvelle. La cellule « prévention de crises et relèvement post-conflits » de l'Agence française de développement s'inscrit dans cette logique et des actions sont concrètement menées afin d'accompagner les projets de développement. Souvent, il s'agit aussi de répondre à des urgences humanitaires. Malheureusement, le contexte international ne laisse que peu d'espoir de voir diminuer ces besoins au cours des années à venir.

C'est pourquoi les objectifs affichés par la France répondent à une nécessité impérieuse. En toute logique, ils sont ambitieux : le Gouvernement doublera les montants alloués à la facilité pour l'atténuation des vulnérabilités et la réponse aux crises. Ils atteindront donc 200 millions d'euros par an d'ici 2020 et s'inscriront en 2022 dans le cadre d'une contribution bilatérale et multilatérale de 500 millions d'euros. Comment ces sommes importantes seront-elles fléchées ? Quels intermédiaires sont déjà identifiés ? Quels sont les partenariats envisagés et les résultats attendus ?

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