Je vous écoute depuis tout à l'heure et vous avoue ne pas toujours comprendre ce qui vous sépare sur ces bancs. La nuance me semble extrêmement infime, et sans doute serez-vous bien embêtés, chers collègues de la majorité, lorsque nous y reviendrons dans quelque temps, à l'initiative du Gouvernement cette fois. Vous pourriez profiter du droit d'amendement, qui n'est pas encore corseté, même si cela ne saurait tarder, pour discuter de ce texte. C'est ici que doit s'écrire la loi. Nous avons tous été élus pour cela. Après l'élection présidentielle, il y a eu les élections législatives…
Vous avez, par ailleurs, le devoir, comme nous tous ici, mais peut-être plus encore dans la majorité, d'écouter, d'admettre, de tempérer les propositions, même les vôtres. C'est à cela que le débat doit servir. Les Françaises et les Français, en votant au deuxième tour de l'élection présidentielle, n'ont signé de chèque en blanc à personne pour les cinq années qui viennent. Au contraire, nous devons poursuivre le débat démocratique et essayer de décider en fonction de l'intérêt général, en prenant en considération les arguments qui s'opposent dans le débat, pour construire au mieux les réponses qui conviennent.