Monsieur Kamardine, vous vous êtes exprimé, tout au long de l'examen de ce projet de loi, avec beaucoup de modération. Vous avez décrit la situation de votre île, et nous avons pleinement conscience des difficultés rencontrées. Le secrétaire général du ministère de l'intérieur connaît bien Mayotte, et je me suis fait expliquer l'histoire et les problématiques de l'île. Nous avons aussi dû gérer la crise que vous savez – crise, évidemment, qui durera si nous n'apportons de réponses de fond.
L'île la plus proche n'est qu'à soixante-dix kilomètres de vos côtes, et la différence de revenu par habitant avec Mayotte y est de un à treize. Évidemment que l'immigration irrégulière est extraordinairement forte ! Nous avons du mal à gérer la situation. Nous allons mettre des moyens supplémentaires, certes, mais il faut étudier les problèmes sur le fond. Le Premier ministre s'y est engagé.
Ce n'est pas ce soir, à cet instant précis, que nous allons apporter des solutions : ces solutions, nous souhaitons les construire avec vous. Avis défavorable donc, mais la situation à Mayotte sera suivie de très près dans les mois et les années à venir – car il faudra du temps.