Cet amendement concerne la résorption d'habitat insalubre dans des périmètres sauvegardés.
Des procédures existent déjà pour que les maires n'aient pas besoin de l'avis simple de l'ABF en cas de péril imminent d'un édifice, s'il faut l'évacuer en urgence ou en cas de chute sur le domaine public. Par contre, un avis conforme de l'ABF est indispensable pour les procédures de résorption d'un habitat dégradé ou insalubre. Que vont devenir ces centres-villes, qui sont souvent anciens, si on se passe de la préoccupation patrimoniale pour résorber l'insalubrité ? On sait bien que la pression économique fait qu'il est souvent plus rentable de raser l'existant et de construire du neuf que de réhabiliter le patrimoine.