Cette proposition de loi a pour mérite de poser le débat sur les rapports entre les outils de communication numérique et l'école, non celui sur les outils de communication numérique dans l'école. L'école n'est pas hors la société ; à l'inverse, si sa mission est bien de socialiser la jeunesse, il faut la socialiser pour la société, actuelle et à venir.
Nous le savons tous – cela a été maintes fois évoqué ici – , les outils du numérique ont un impact non seulement sur les jeunes mais aussi sur les adultes. Ces outils ont un effet sur les jeunes bien avant qu'ils ne pénètrent dans l'école. Une interdiction n'aura donc pas de conséquences sur l'attention des jeunes ou sur leur malveillance – qui ne réside d'ailleurs pas dans l'outil mais dans son utilisateur.
Le renvoi en commission pourrait donc permettre non pas de réajuster le texte à la marge, mais de se poser la vraie question, celle de l'éducation : quelle école voulons-nous dans la société du numérique ?