Effectivement, monsieur le député, le constat est largement partagé : notre système de santé est de grande qualité mais il a besoin d'un second souffle. Aujourd'hui, ni les patients, qui n'arrivent pas à accéder rapidement à une médecine de qualité près de chez eux, ni les professionnels de santé, qui manquent de temps pour exercer convenablement leur métier, ne peuvent se satisfaire de la situation. Notre système de santé ne nous permet pas de faire face aux évolutions démographiques, techniques, et nous en décelons chaque jour les fragilités.
Le plan présenté ce matin doit répondre aux rigidités d'organisation qui entravent notre système de soins. Il repense entièrement le système de santé, avec une seule exigence : remettre le patient au centre pour garantir à chaque Français un accès à des soins pertinents et de qualité.
Nous avons pris trois orientations : améliorer la qualité des prises en charge pour tous et sur tout le territoire ; créer un collectif de soins au service des patients et redonner aux professionnels en exercice du temps pour soigner ; adapter les métiers et les formations aux enjeux de demain. C'est ce que nous faisons avec la suppression du numerus clausus, le décloisonnement des études de santé et une meilleure reconnaissance des parcours.