Vous avez fait le lien avec la situation de la Syrie et du Proche-Orient. Comme vous l'avez dit, à Idlib, nous sommes dans une situation fragile. Un accord est intervenu entre les Russes et les Turcs, qui a permis d'éviter le pire : une catastrophe humanitaire, des millions de réfugiés supplémentaires et le départ désordonné de milliers de djihadistes parmi les plus déterminés, certains étant Français.
L'accord d'Idlib a montré que la diplomatie pouvait l'emporter sur le fait militaire. La France a été extrêmement active dans les efforts diplomatiques auprès des Russes, pour les appeler à la responsabilité, et auprès des Turcs, avec lesquels nous avons certes des divergences, mais qui sont en première ligne pour traiter de ce qui se passe dans la région, car ils sont directement concernés.
Il n'y a aucune raison de se reposer sur cet accord, car il est fragile. La situation est seulement gelée jusqu'à mi-octobre, c'est-à-dire demain, et, nous le savons, Bachar el-Assad n'a jamais fait mystère de son objectif de reconquérir toute la Syrie. Nous déployons nos efforts diplomatiques : Jean-Yves Le Drian était à New York pour réunir tous les acteurs autour de ce sujet. Nous avons également dit que nous prendrions à nouveau nos responsabilités si l'arme chimique devait être utilisée.