C'est impossible. Aussi impossible que d'entendre le Président de la République dire aux retraités qui se plaignent de l'augmentation de la CSG : merci de contribuer à l'effort de redressement de la France. Vous ne pouvez pas dire qu'une telle mesure en faveur des retraités coûte cher alors qu'en même temps vous supprimez l'impôt sur la fortune ou de la taxe sur les dividendes – je ne vais pas revenir sur tout l'arsenal. Vous ne pouvez pas, d'un côté, offrir des milliards et des milliards d'euros aux plus riches, au capital et aux revenus financiers, et, de l'autre, demander aux retraités de faire un effort – et, lorsqu'on essaie de rattraper leur pouvoir d'achat par des mesures de bon sens comme celle-là, affirmer que cela coûte cher.
Vous répliquez que cela ne serait pas juste, car le dernier décile réunit les retraités les plus riches ; mais, si l'on réécrivait l'amendement en plafonnant ce dernier décile, vous n'auriez plus d'arguments. Accepteriez-vous une telle proposition ?