À titre liminaire – et alors que nous sommes en train d'assister au départ des Républicains qui ne se parlent qu'à eux-mêmes puisqu'ils n'écoutent même pas la présentation des rapporteurs – je voudrais dire que, contrairement à ce qu'ils sous-entendent, la situation n'est pas nouvelle. Les procédures à l'endroit de la Pologne ont été activées en 2017 et celles à l'encontre de la Hongrie ont commencé en 2015. Je ne crois pas que l'on puisse dire que les circonstances ont changé du jour au lendemain. Par ailleurs, les Républicains ont eu une semaine de délai supplémentaire pour déposer des amendements, ce qu'ils n'ont pas fait et c'est dommage car cela aurait contribué au débat. Quant à cette idée de traditionnel consensus dans notre commission, il me semble pour ma part que le problème est surtout l'absence de consensus sur ces questions au sein du groupe LR. J'en prends pour preuve les déclarations de Mme Valérie Pécresse, condamnant sans réserve et au nom des Républicains le démantèlement de l'État de droit en Hongrie, le recul de la liberté de la presse, des libertés des universitaires, de l'indépendance de la justice et de la séparation des pouvoirs incompatibles avec les valeurs européennes, tandis que M. Laurent Wauquiez a déclaré que Viktor Orbán avait toute sa place au sein du Parti populaire européen. On comprend bien qu'ils aient eux-mêmes une difficulté à trouver un consensus, ce qui n'empêchera pas le reste du pays, des oppositions et de la majorité, à travailler sur des sujets de fond qui sont effectivement primordiaux et pour lesquels nous vous remercions d'être présents.