Il faut souligner que la Pologne a touché 86 milliards d'euros dans le cadre financier pluriannuel 2014-2020, et pour la Hongrie, cela représente plus de 4,5 % de son PIB. On estime notamment que les fonds européens représentent plus de la moitié des investissements en Hongrie. Il n'y a pas de rejet de l'Europe, dans la population polonaise ou hongroise. D'ailleurs, M. Orbán ne dit pas qu'il veut quitter l'Europe mais seulement la transformer. Nous sentons que les jeunes sont attachés à l'Europe, pour des raisons économiques et de niveau de vie mais aussi parce qu'ils réagissent davantage aux attaques à l'État de droit. Ainsi, ils s'expatrient : on compte plus d'un million de Polonais vivant en dehors de leur pays, il y a beaucoup de jeunes qui quittent les universités hongroises pour les autres universités européennes. Il y a donc un déficit d'intelligence et de ressources pour l'avenir qui est très inquiétant.