Depuis le début de l'examen de ce projet de loi de finances, vous nous dites, monsieur le ministre, qu'il s'inscrit dans la cohérence de l'action gouvernementale, et que vous êtes vous-même cohérent. Or, quand on dit à un opérateur que l'on va redéfinir sa stratégie et ses missions, la cohérence voudrait que l'on redéfinisse aussi avec lui les moyens qui lui seront alloués par voie de conséquence. Lorsqu'on décide, brutalement et unilatéralement, de redéfinir sa stratégie et ses missions et qu'en parallèle on réduit ses crédits, il n'y a aucune cohérence.
Vous dites que les présidents de CCI acceptent la décision que vous avez prise. Je demande à voir, car je ne suis pas convaincue qu'elle les satisfasse tous. Vous avez mandaté un de vos services pour gérer l'immobilier des CCI. N'y aurait-il pas là, comme le notait très judicieusement ma collègue Véronique Louwagie, un certain mélange des genres ? Les CCI ne sont-elles pas propriétaires de leur patrimoine ? On leur conseillera peut-être de vendre des aéroports, puisque c'est devenu une marque de fabrique de la maison France ! Il est tout de même incroyable de dire qu'on va leur donner des conseils pour gérer leur propre immobilier.
Le présent amendement propose, dans un souci de cohérence – puisque vous aimez ce mot – , de maintenir les crédits pour 2019 au même niveau que l'an dernier. Ce serait même doublement cohérent, puisque nous vous permettrions ainsi de respecter l'engagement que vous aviez pris l'année dernière devant les présidents de CCI et la représentation nationale.