On voit tous les paradoxes qui émaillent le discours de certains, ici, sur certains sujets.
Je rappelle d'abord que j'invite tous les fonctionnaires de mon ministère à faire systématiquement usage de l'article 40 du code de procédure pénale, chaque fois qu'ils ont le sentiment qu'une infraction pénale relevant de l'article 40 a été commise ; c'est leur responsabilité de le faire. Si je leur adresse cette invitation, je le dis devant la représentation nationale, c'est pour qu'aucun d'eux n'ait la main tremblante lorsqu'il s'agit de saisir de la justice. La justice est aussi la garante de leurs propres conditions de travail et d'exécution, de leur propre protection.
Je vois bien le paradoxe, madame Obono. Vous nous expliquez qu'il n'y a pas de manifestations violentes, qu'il n'y a pas de brutes qui s'en prennent aux forces de sécurité lors des manifestations, mais que, bien évidemment, à l'inverse, il y a des coupables, que sont à la fois les policiers et les fonctionnaires qui seraient mis en cause.