Nous sommes animés de la même volonté de définir dans la loi ce socle commun et je pense que nous pouvons nous retrouver quant au contenu : la maîtrise de la langue française, celle des mathématiques, une culture humaniste et scientifique qui permettra à chaque enfant d'exercer librement sa citoyenneté, la pratique d'une langue vivante étrangère et, enfin, la maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication. Je ne vois pas qui pourrait s'opposer à ces cinq objectifs autour desquels nous pourrions nous rassembler. D'une certaine manière, ce serait la commande que la nation passerait auprès du système éducatif, charge à lui ensuite de définir les moyens d'y parvenir. Jusqu'à présent, le mécanisme inverse a prévalu : aucun objectif n'est assigné à notre système éducatif, mais on l'embête au quotidien avec des inspections qui entravent la liberté pédagogique des enseignants. Nous préférons, quant à nous, fixer de grands objectifs et faire confiance aux enseignants, à la communauté éducative, pour les atteindre.