Pour être théoriques, ces échanges n'en sont pas moins intéressants. À la question de savoir si les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, vous venez de nous faire, monsieur le ministre, la même réponse, mot pour mot, que Vincent Peillon il y a quelques années dans cet hémicycle, lors de l'examen du projet de loi dit de « refondation de l'école », termes aussi prétentieux que ceux d'« école de la confiance ». Oui, répondait M. Peillon, les parents sont les premiers éducateurs, au moins d'un point de vue chronologique.
Pour notre part, et c'est là toute la différence, nous estimons que l'affaire n'est pas seulement chronologique. Premiers éducateurs, les parents le sont, à nos yeux, de façon primordiale. Il peut arriver qu'ils ne soient pas en mesure d'assurer ce rôle éducatif, lequel est alors pris en charge, mais à titre seulement subsidiaire, par l'État.
Sur ce point, votre désaccord signe une vision collectiviste, socialiste de l'éducation.