… mais il ne sert à rien de s'inquiéter inutilement sur ces sujets, puisque j'ai déjà clairement dit qu'il y aurait bien une chaire au CNAM. Cela donnera, du reste, plus de force au CNESCO dans la fonction vers laquelle il s'est orienté d'expertise de l'analyse globale des politiques publiques avec la capacité de réunir un vaste spectre d'acteurs nationaux et internationaux. Le positionnement académique de cette chaire permettra de donner une certaine technicité, une certaine scientificité et une certaine indépendance à cette fonction utile.
Nous conservons donc ce qu'il y a de positif dans le CNESCO, et que je reconnais volontiers comme tel, mais n'oublions pas les limites que la Cour des comptes décrit _ ce n'est pas moi qui les ai inventées. Il faut avoir à l'esprit un tableau complet de la situation. Un ministre moins constructif aurait décidé, à la lecture des conclusions de la Cour des comptes, qu'il fallait passer à autre chose. En créant cette chaire académique, j'ai fait la part des choses entre les critiques de la Cour et ma volonté de conserver ce que je considérais comme positif dans le bilan du CNESCO, et j'ai proposé un avenir utile pour cette institution.
Je le répète, d'autres que moi, qui n'auraient pas tenu compte de ce qui a été réalisé, auraient sans doute conclu qu'il fallait passer à autre chose. Vous sentez sans doute que je commence à trouver un peu lassants vos arguments qui ne tiennent jamais compte de mes réponses. Après tout, sur ce sujet comme sur d'autres, on constate que l'on n'a finalement guère intérêt à se montrer constructif, puisque ce n'est jamais reconnu.