Je le défendrai sûrement moins brillamment que son auteur, Éric Woerth, qui n'a pu être présent ce soir bien qu'il tienne beaucoup à son amendement. Il s'agit de revenir au texte que l'Assemblée nationale avait adopté en première lecture pour protéger les actionnaires minoritaires car le dispositif du Sénat affaiblit leur protection.
Dès lors qu'une relation est déséquilibrée, le rôle du législateur est de protéger la partie faible. En revenant au texte de l'Assemblée nationale, et sans remettre en cause le rôle de l'Autorité des marchés financiers, on pourrait équilibrer de manière plus satisfaisante les droits des actionnaires minoritaires face aux actionnaires majoritaires.