Je comprends votre objectif, madame la ministre. Des parlementaires pointent le risque d'une médecine à deux vitesses, mais nous y sommes déjà ! Des habitants issus de certains territoires doivent se rendre en région parisienne pour consulter des spécialistes ou même des généralistes. J'en vois dans le train entre Alençon, dans l'Orne, et Paris. Vous n'êtes certes pas responsable de cette situation, madame la ministre, mais le souci est réel.
Certaines villes ont créé un pôle de santé libéral et ambulatoire, comme ce fut le cas dans ma circonscription. Alors que cinq ou six médecins étaient prévus, il n'y en a plus qu'un aujourd'hui, qui partira bientôt en retraite. Le problème est réel. Personne ne s'oppose, ici, à la liberté d'installation mais certains parlementaires considèrent qu'il faudrait la conditionner à la situation de tension des zones. La question se pose, même si nous ne sommes pas d'accord quant aux réponses.
D'autres solutions sont envisageables. Certaines collectivités, face à la pénurie, s'organisent et ouvrent des centres médicaux où exercent des médecins salariés. C'est le cas, si je me souviens bien, de la ville d'un de nos collègues députés, La Ferté-Bernard.