Une quinzaine d'amendements ont été déposés sur ce que devrait être la gouvernance du modèle d'expérimentation prévu à l'article 35. Je vous répondrai donc globalement sur ces amendements.
Une première version du texte, qui circulait avant son examen par le Conseil d'État, mentionnait un conseil stratégique. Ce dernier ayant malheureusement disparu du texte définitif, je souhaite que nous le rétablissions dans la loi. Ce conseil sera chargé de suivre les expérimentations et leur évaluation, et de formuler des propositions et des orientations. Je souhaite que toutes les parties prenantes puissent y être intégrées, au premier rang desquelles les usagers, les professionnels de santé et les fédérations hospitalières. En revanche, il ne faut pas nous lancer dans un inventaire à la Prévert de tous les participants qui pourraient intégrer ce conseil stratégique. Cela ne relève pas du niveau de la loi, qui doit définir les missions de ce conseil mais pas sa composition précise.
Il y aura aussi un comité technique, chargé au quotidien de sélectionner les expérimentations et de définir précisément le cahier des charges, les indicateurs permettant d'évaluer ces expérimentations et leurs modalités d'évaluation. Ce comité d'experts travaillera à temps plein. Les parties prenantes n'ont pas vocation à être représentées dans ce comité d'experts ; elles le seront plutôt dans le conseil stratégique.
Nous proposons ainsi la création de deux instances séparées.