Le principe du secret partagé a été étendu. Les intervenants sociaux au sens large discutent facilement entre eux alors que les avocats sont tenus au secret professionnel. Nous pourrions échanger avec eux ; or, nous ressentons de leur part une réticence à partager des informations avec nous parce que nous avons l'obligation de passer devant le juge, selon les modalités de la procédure contradictoire. Ils ont impression qu'on nous livrant des informations qui pourtant sont utiles à la défense de l'enfant et à l'accompagnement, ils livreraient un secret. S'agissant du secret partagé, il faudrait préciser que l'avocat peut en être aussi. Je ne sais pas comment ce serait possible.
Par ailleurs, il conviendrait d'intervenir en amont. Des commissions se rencontrent, qui évaluent les situations. Dans ce cadre, les avocats pourraient participer et être plus souvent invités à donner leur avis sur la situation des enfants.