Il est le premier d'une longue série d'amendements qui visent à souligner l'intérêt du train de nuit pour des déplacements dont la durée peut excéder six heures. Ce qui vaut pour les déplacements intraeuropéens est tout aussi vrai pour les déplacements à l'intérieur de l'Hexagone.
Il est connu qu'au-delà de trois heures, le transport par train perd de son attractivité. Que dire, dès lors, lorsque le trajet excède une demi-journée, ce qui est le cas de plusieurs liaisons entre la capitale et certaines villes de France ? La perspective de perdre autant de temps dans les transports – d'autant que le jeu des correspondances peut porter cette durée à une journée entière – a pour effet de dissuader les voyageurs de prendre le train, de dégrader les statistiques de fréquentation et, in fine, de réduire l'usage de la voie ferrée. Dans de tels cas, il semble donc judicieux de nous interroger sur l'opportunité de voyager la nuit.