Alors ça va bien, maintenant !
Voilà des années que je le dis : nous avons besoin d'une nouvelle loi d'orientation des transports intérieurs. Car ce n'est qu'à la lumière d'une vision globale, à l'échelle de toute la France, de nos investissements et de nos infrastructures, que nous cesserons de prendre des engagements que nous ne pouvons pas tenir, de promettre des milliards partout alors que nous n'avons pas l'argent, et que nous dégagerons enfin des priorités.
C'est ce que nous avons fait avec le Conseil d'orientation des infrastructures, c'est ce que nous essayons de faire : oui, c'est un énorme retard que nous tentons de rattraper ; voilà pourquoi il faut identifier des priorités et voilà pourquoi certains projets devront attendre. Car il existe des lignes malades, des lignes de liaison territoriale fine dont nous devons nous occuper, et des routes, et des voies navigables. Nous essayons de refaire les choses comme nous pouvons, et nous essayons de le faire tous ensemble, parce que nous pâtissons tous de décisions venues de toutes parts, motivées par des raisons un peu moins élevées que l'intérêt de la Nation et l'exigence de mobilités fines : c'est aussi – ne l'oublions pas – que, pendant des années et des années, la priorité de la politique de déplacement, dans notre pays, c'était la bagnole ! Nous essayons de faire autre chose, et nous faisons de notre mieux !