Intervention de Catherine Osson

Réunion du jeudi 6 juin 2019 à 9h00
Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCatherine Osson :

Monsieur le ministre, dans un contexte de menace terroriste, l'intensification des activités de formation ainsi que la contraction du temps de travail ont contribué à une baisse du taux d'engagement des effectifs de police et de gendarmerie sur le terrain. Créée en février 2018, la police de sécurité du quotidien (PSQ) avait pour objectif d'inverser cette tendance. Or, en 2018, le taux d'engagement sur le terrain de la police comme de la gendarmerie est resté très en deçà des objectifs fixés par la loi de finances initiale. Il est même en recul par rapport à l'an dernier. Comment expliquez-vous cette situation ?

Par ailleurs, les effets de la PSQ n'apparaissent pas clairement dans le rapport annuel de performances. Il est certes indiqué qu'à l'échelle du pays les atteintes aux biens et les cambriolages ont diminué en 2018 par rapport à 2017, mais nous n'avons aucun élément de comparaison chiffrée entre les villes en PSQ et hors PSQ. Sans cette distinction, il est impossible de mener une vraie évaluation de la PSQ.

Je suis la députée de Roubaix. Comment mes concitoyens peuvent-ils me croire quand je leur annonce que la PSQ aura un effet visible sur leur quotidien, si je ne peux leur donner aucun chiffre pour appuyer mon propos ? C'est ma parole contre un sentiment d'insécurité qui, hélas, se traduit trop souvent dans les urnes. Pourquoi ne dispose-t-on pas, dans le rapport annuel de performances, d'un tableau comparatif présentant l'évolution, entre 2017 et 2018, du nombre de crimes et de délits, notamment des atteintes aux biens, dans les quartiers hors PSQ et dans ceux bénéficiant de la PSQ ? Il faudrait le même tableau comparatif pour le taux d'élucidation des vols avec violence et des cambriolages et pour le nombre de personnes arrêtées pour trafic de stupéfiants.

Au nom du groupe La République en Marche, je vous remercie par avance, monsieur le ministre, des réponses que vous pourrez nous apporter.

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