C'est au mieux les décourager, au pire se tirer une balle dans le pied. Ce texte est censé préserver nos indications géographiques ; on peut pourtant douter de sa portée protectrice, malgré la qualité de nos services douaniers.
D'ordre écologique enfin : cet accord souligne l'absence d'approche globale et de cohérence dans la lutte contre le dérèglement climatique et pour la préservation de la biodiversité.
La simple référence à un « principe de précaution », mentionné dans le texte de l'accord, n'empêchera pas l'importation de produits issus d'une agriculture parmi les plus nocives du monde, avec celle des États-Unis. Au Brésil, plus de 250 substances interdites en Europe en raison de leur dangerosité ont été réautorisées, des sols ont été rendus stériles par l'usage massif de produits phytosanitaires, sans parler du saccage de la forêt amazonienne et de ses populations.