Le lait fournit un exemple très intéressant, car c'est le seul marché pour lequel il y a une obligation de contractualisation. C'est donc le seul marché où existe une organisation, malgré les aspects monopolistiques que j'évoquais et qui perturbent un peu les choses, ainsi qu'un problème de manque de transparence.
Mais la transparence progresse, et tous les éléments qui ont été mis en place par ÉGAlim, dont certains sur nos propositions, peuvent changer la donne. Il faut faire en sorte que tous aillent dans la même direction ; et dans un environnement concurrentiel, si l'un des acteurs ne joue pas le jeu, les autres sont obligés de s'aligner.
Il faut bien avoir conscience que nous ne sommes pas dans un monde franco-français, et l'évolution des prix d'achat et des prix de vente a été la même en France que dans le reste de la zone euro. En Allemagne, où l'industrie est également concentrée, certes un peu moins qu'en France, les relations sont différentes car il n'y a pas un acteur différent des autres. C'est donc certainement un élément au sein de l'ensemble, mais je ne sais pas comment faire évoluer le comportement de l'acteur en question.