Intervention de Sébastien Chellet

Réunion du jeudi 11 juillet 2019 à 9h00
Commission d'enquête sur la situation et les pratiques de la grande distribution et de ses groupements dans leurs relations commerciales avec les fournisseurs

Sébastien Chellet, Directeur général :

Vous posez deux questions en une. La question de la performance des produits commercialisés est une question en tant que telle. Ce que vous sous-entendez, qui consisterait à demander une sorte de compensation parce que nous serions moins performants sur certains produits à l'occasion de la présentation d'une innovation, je n'en ai pas connaissance. Ce n'est pas dans les briefs, ce n'est pas dans les pratiques et ce n'est même pas possible dans notre système de gestion et de contractualisation avec les industriels.

Maintenant, s'il y a un problème sur la performance d'une catégorie de certains produits et des problèmes de positionnement prix, des problèmes de marge – on ne gagne pas assez – des problèmes d'attractivité dans la catégorie, on en discute. Nous pouvons même être amenés à sortir des références. C'est une discussion en tant que telle.

S'agissant de l'innovation, cela se commercialise. Pour commercialiser une innovation, nous pouvons être amenés à proposer des services de commercialisation. Nous sortons une innovation sur un shampoing, un rasoir ou autre, si nous avons envie de faire un lancement et que nous en convenons avec l'industriel et que nous sortons un prospectus à plusieurs millions d'exemplaires, une pub radio et une mise en avant sur nos sites drives, c'est un service d'accélération de mise en marché que nous proposons, qui a un prix. Nous discutons donc du prix de ce service de commercialisation du produit en question. Parce que cette innovation va répondre à notre politique commerciale, va répondre à un temps fort, va répondre à une attente du consommateur.

Cela intéresse aussi le fournisseur. Pour un lancement de produit par exemple, vous avez des marques qui ont des plans de communication. Ils vont faire de la télé. Ils vont faire eux-mêmes de la communication sur internet. Quand ils viennent nous voir en disant : voilà mon plan communication nationale pendant dix jours. Mon produit, vous allez le voir partout. Il va être dans toute la France, sur tous les écrans, etc. Cela nous intéresse. Dans ce cas-là, nous proposons une mise en avant sur nos propres supports avec un prix, mais un prix qui est aussi le prix que la marque peut payer à France Télévisions s'ils voient que le produit passe en pub télé.

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