Vous avez entièrement raison, Monsieur Bazin, mais comme M. Hetzel m'avait interpellée sur ce sujet, je lui ai répondu, sans faire attention à la cohérence du débat. Comme vous l'avez dit, il s'agit de définir un cran supplémentaire en mettant l'ABM dans la boucle.
Madame Thill, nous sommes en réalité encore très loin de ces greffes potentielles. Personne ne peut préjuger de ce qui sera possible ou non de faire à l'avenir.
Je me répète : l'objectif de la recherche n'est pas obligatoirement de servir la santé humaine. De nombreuses recherches permettent de produire de la connaissance, qui sera sans nul doute un jour utile, sans que l'on ne sache encore à quoi – cela n'a d'ailleurs pas beaucoup de sens d'essayer de le prévoir. J'ai souvent rappelé à mes étudiants que ce sont des chercheurs qui étudiaient les geysers qui ont permis de découvrir l'enzyme utilisée aujourd'hui dans tous les tests génétiques.