Il faut quand même s'attacher plus précisément à cette question. Le processus enclenché dans ce cas ne nécessite pas, en effet, les mêmes précautions. Il ne s'agit pas d'une décision anodine, certes, mais elle n'engage que le conjoint survivant, même s'il existe déjà une fratrie et qu'on doive tenir compte de paramètres complexes qui rendront la décision plus difficile à prendre.
On doit ainsi prendre en considération le cas d'une femme d'un certain âge pressée de mener à bien son projet de maternité avec son ou sa partenaire et qui le voit s'interrompre brutalement. Elle se dit qu'elle est en train de tout perdre, qu'après avoir perdu son conjoint, elle risque de perdre ses dernières possibilités de mener à bien un projet de famille.
Il s'agit simplement de réfléchir aux conditions qui lui permettraient de mener à bien son projet. Je vous remercie, madame la ministre, de bien vouloir y réfléchir.