Intervention de Philippe Vigier

Séance en hémicycle du mardi 15 octobre 2019 à 15h00
Bioéthique — Explications de vote

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPhilippe Vigier :

L'ouverture de la PMA ne doit pas nous faire oublier que nous progressons en introduisant un régime de déclaration pour mener des recherches sur les cellules souches, distinct du régime d'autorisation applicable aux embryons.

Nous progressons aussi sur le don d'organes et le don de cellules souches hématopoïétiques, que les techniques médicales améliorent constamment pour guérir certains cancers et déficits immunitaires. Dans ce projet de loi, les limites n'ont pas été franchies. Notre groupe réaffirme d'ailleurs avec force son opposition à toute forme de marchandisation du corps, en particulier la gestation pour autrui, la GPA, qui est une aliénation de la femme.

Mais nous avons aussi des regrets : regrets, en premier lieu, sur l'attitude du Gouvernement, qui est parfois resté sourd à nos propositions d'amélioration du texte ; regrets sur la non-harmonisation des pratiques dans les centres de PMA et les CECOS – centres d'études et de conservation des oeufs et du sperme humains – , pourtant nécessaire à l'équité entre patients sur tout le territoire de la République, comme à l'efficience des protocoles ; regrets sur le diagnostic préimplantatoire, que nous aurions pu faire avancer. Il faut traquer, je dis bien « traquer », les embryons porteurs d'anomalies chromosomiques qui engendrent toujours plus de fausses couches, plus d'interruptions médicales de grossesse et plus de souffrance pour les femmes.

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