Ces amendements soulèvent vraiment le problème de ce qu'on appelle le commerce « en dur », c'est-à-dire celui qui se pratique entre quatre murs, le commerce de proximité, par rapport au commerce numérique.
Pour répondre à Mme la secrétaire d'État, s'il y avait moins d'injustice fiscale entre ces deux types de commerce, on aurait tendance à rouvrir plus de commerces de proximité dans des territoires qui n'en ont plus aujourd'hui. C'est en ce sens qu'il faut voir le problème.
J'entends dire que, comme il n'y a plus de commerce dans les villages, il ne faudrait pas trop taxer ceux qui peuvent se permettre de commander des colis, alors que c'est l'inverse : taxons au contraire ces entreprises du commerce numérique qui ne supportent pas, elles, toutes les charges qui pèsent sur les commerçants physiques. Si nous le faisons, le commerce de proximité redeviendra plus attractif, on recréera les emplois perdus et de la proximité entre les commerçants et les habitants.