Je partage l'analyse de Stéphane Peu. Je suis étonné par les réactions qu'on peut observer, sur certains bancs de la majorité, chaque fois qu'on propose de taxer ceux qui ont déjà beaucoup et ne sont pas à plaindre, pour faire en sorte que les inégalités se résorbent. Et très franchement, les villes et arrondissements cités dans l'amendement ne sont pas à plaindre – de ce point de vue, le maire d'Issy-les-Moulineaux fait preuve, comme d'habitude, d'un humour un peu cynique.
Nous sommes très sceptiques sur le projet que masque celui du Grand Paris – je ne parle pas seulement de la question des transports, sur laquelle il y aurait des choses à dire, mais plus globalement d'un projet d'une métropolisation que nous jugeons libéral.
Nous appuierons cependant cet amendement, au moins pour l'exemple et parce qu'il est nécessaire d'opérer un rééquilibrage. Car, contrairement à ce qu'on dit, ces villes de Hauts-de-Seine et ces départements de l'Ouest parisien sont avantagés depuis plusieurs années, notamment grâce à la présence des bureaux.