Intervention de Fabien Di Filippo

Réunion du mercredi 23 octobre 2019 à 9h30
Commission des affaires économiques

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabien Di Filippo :

Cette séance de psychothérapie collective concernant les relations internes à la majorité est très intéressante (Sourires et exclamations) mais après ce qui s'est passé cette semaine, vous n'avez pas le droit de vous victimiser. N'oubliez pas qu'on a gagné un vote à la loyale, dans l'hémicycle, sur les crédits de l'Agence nationale du sport, pas plus tard qu'il y a deux jours. Le Gouvernement a fait procéder à un nouveau vote, à plus de trois heures du matin, pour nous priver indûment de cette victoire. Comprenez qu'après un épisode comme celui-là, des députés, y compris au sein de votre majorité, puissent éprouver de la frustration et avoir le sentiment que le débat est verrouillé, d'autant plus qu'il s'agissait d'amendements de la majorité.

Nous entrons dans la seconde moitié du mandat, et beaucoup de choses se sont passées, sur lesquelles il a fallu revenir. Ce que nous essayons de vous expliquer, c'est qu'aujourd'hui, nous n'acceptons plus que vous balayiez nos initiatives d'un revers de main, sans y opposer des arguments de fond d'un poids supérieur. Lundi soir, on avait remporté le vote, et vous avez attendu que chacun, pensant le sujet éclusé, soit rentré, à trois heures et demie du matin, pour organiser un nouveau vote en catimini et nous ravir cette victoire de fond. Aujourd'hui, nous n'acceptons plus, que ce soit dans l'hémicycle ou dans les commissions, que les dés puissent paraître pipés dans certains débats, les votes verrouillés, En l'occurrence, il est question des conditions de vie réelles dans les outre-mer, et vous n'opposez aucun argument de fond. Entendez cela, s'il vous plaît.

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